Art-thérapie (pratique non réglementée en Belgique) et deuil : ce que la création permet vraiment
L’art-thérapie (pratique non réglementée en Belgique) désigne l’utilisation du processus créatif comme support d’accompagnement. Appliquée au deuil, elle ne promet pas d’effacer la douleur : elle offre une autre porte d’entrée quand la parole n’a pas suffi. Voici ce que ce mot recouvre, ce qu’il ne promet pas, et ce que la création permet vraiment.
Un mot à manier honnêtement
Commençons par le cadre, parce qu’il compte. L’art-thérapie (pratique non réglementée en Belgique) n’est ni un titre protégé, ni un acte médical. Un accompagnement par la création ne remplace donc jamais un suivi médical ou psychologique. Il le complète. Si un suivi est en cours, il continue.
Je suis formée à l’art-thérapie (pratique non réglementée en Belgique) auprès de Mona Jurgen-Adabee et Benoît Dumonty, et à l’accompagnement du deuil, notamment au programme du Dr Christophe Fauré. Mais avant les formations, il y a eu l’atelier : plus de trente ans à explorer le lien entre l’émotion et la matière, et mes propres traversées du deuil.
Pourquoi le geste, quand les mots s’arrêtent
Parler mobilise les mots. Or certaines douleurs n’habitent pas le langage : elles habitent le corps, les mains. Vous fonctionnez, vous tenez debout, et à l’intérieur quelque chose reste figé, hors de portée des explications.
Le geste créatif travaille ailleurs. Un trait d’encre lent ne demande aucune explication : il cherche, il enregistre. La pâte à papier entre les mains engage le corps, pas le récit. Et ce qui est posé sur le papier, ou façonné dans la matière, cesse doucement d’être partout.
Trois choses que la création permet, concrètement :
- Localiser : repérer où le deuil s’est arrêté, sans avoir à le raconter.
- Contenir : donner à ce qui déborde une forme qu’on peut poser devant soi, et regarder en face.
- Transformer : faire de l’absence une trace durable, qui continue autrement.
Ce que vous lisez vous ressemble ?
Quinze minutes au téléphone avec Valérie, pour en parler simplement.
Réserver un appel de 15 minutes →Ce que cette pratique ne promet pas
Elle ne promet pas d’aller « mieux » en trois séances. Elle ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni un traitement. Elle ne demande aucun talent non plus : c’est même le contraire. Dans mon atelier, le résultat n’a aucune importance ; seul le geste compte. Vous ne venez pas produire une belle œuvre, vous venez faire un pas.
Méfiez-vous des promesses trop rondes. Un deuil n’est pas un problème à résoudre : c’est un chemin à habiter. Il se traverse, à son rythme, et chaque deuil a le sien.
Comment cela se passe chez Revivance
J’ai structuré cette approche en une méthode en cinq mouvements, La Trace : Localiser, Recueillir, Traverser, Transformer, Transmettre. Elle se vit en retraite en forêt, en petit groupe en ligne, ou en parcours individuel. Tout le matériel est fourni, chaque geste est guidé, et personne ne vous demandera de parler de votre histoire devant un groupe.
Si vous vous demandez si cette approche peut quelque chose pour vous, le plus simple est un appel de 15 minutes : gratuit, sans engagement, et honnête dans les deux sens. Si ce n’est pas votre chemin, je vous le dirai.
« La création a été ma boussole lors des traversées les plus sombres. C’est le contact avec la matière qui m’a permis de rester debout, et de transformer l’absence en une présence nouvelle. »

valérie vanden bulcke · artiste plasticienne, fondatrice de revivance
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